J'attend. J'attend qu'ils nous reviennent.
Pardonnez moi, je ne sais pas forcée mes mots, mes sentiments. Je ne peux pas.
Dites moi. Dites moi simplement ce que vous en pensez, si vous êtes déçues.
Je ne veux pas arrêter cette histoire, je veux juste les attendre.
Les attendre...


Je pense que beaucoup d'entre vous me comprendront. Du moins, je l'espère.
Merci à toutes. <3

& j'écris toujours. Quand l'inspiration me le permet. : )


Mo.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 14:54

Modifié le mercredi 18 mars 2009 15:47

_ (Z Ö G E R N ~ H E S I T A T I O N) _

_ (Z Ö G E R N ~ H E S I T A T I O N) _
~

Fiction - inspiration Téachienne.


- - - - -


J'ai juste besoin, de rêver encore. De m'évader un peu plus, avec eux.
Ils m'inspirent. Je ne saurais vous l'expliquez autrement. Noircir le papier, c'est comme un bout de mon âme.
Appelez-les comme bon vous semble,

Pour moi, ce sont des muses.


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- J'accepte les pubs, uniquement sur cet article.
Pour être prévenue, laissez moi un commentaire sur le dernier chapitre en ligne. -

Bonne lecture.



Note-moi ici

# Posté le lundi 25 août 2008 08:32

Modifié le mardi 13 janvier 2009 14:00

_ E I N- Prêtes moi tes ailes. (Partie 01) _

_ E I N- Prêtes moi tes ailes. (Partie 01) _

-----J'entendis tes pas accuser les miens. Ton souffle haletant trahissant ton entreprise pour me rattraper. Tu saisis mon bras, trop brusquement à mon goût, et je m'en retournais à la volée. Tes yeux, emplis d'affliction, et ton visage sourd. Je les vis, une à une, déferlées le long de tes traits, puis s'étouffées à la commissure de tes lèvres. Te voir brûler ta peine, fut pour moi, un infime soulagement. Je ne sombrerais pas avec toi. Pas ce soir, Bill. J'ai trop déversé de larmes pour tes fautes. Tu as préféré mener ton jeu comme bon te le semblait, sans te soucier de moi. Tu as trop joué. En échange, tu as tout perdu. Tu m'as perdue. Je ne te donnerais plus la réplique. Ton rôle peut maintenant s'achever, le jeu est terminé.

Rideau.



- Quelques jours auparavant, chambre 324 du Großer Kurfürst Hotel, Berlin.


« Depuis quand ?
Avy, s'il te plaît ...
Depuis quand, Bill ?
Plusieurs jours, plusieurs semaines. »



-----Ta voix incertaine me murmurait à l'oreille, à quel point tu réprimandais tes erreurs. Balayant du regard, les quatre murs teintés en doré, qui nous entouraient, tu n'osais plus trouver mes yeux. Que dis-je. Tu ne savais plus chercher mes iris, dans lesquels tu pouvais lézarder des heures entières, depuis que tes pensées étaient tournées ailleurs. Loin de moi. Tout près d'elle. Loin de nos doigts entrelacés. Près de ses mains amantes. Loin de mon corps qui s'éteignait sans le tien. Près de son échine, que tu apprenais encore à connaître. Je m'appuyai au rebord de notre lit commun, et me laissai faillir sur les draps, encore imprégné d'une nuit amoureuse. Je sentais tes marques se fairent sur ce parquet grincelant, et tu t'approchais, encore. Chaque millimètre que tu franchissais, se rapprocher timidement, des parcelles de mon corps. Et je sentais, petit à petit, ton odeur ennivrer mes narines. Ce souffle chaud qui mettait à l'amende, le moindre de mes désirs, la moindre de mes envies. Je sentais ton corps s'achever sur ce lit, lourd de culpabilité, alors que ta main bousculais la mienne. Tu ne daignais même pas la retirer. Cela t'était bien égal de me prouver qu'il te restait encore un peu d'estime, même à toi-même. Tes doigts fragiles, et désinvoltes, caressant la paume de ma main. Une ultime fois. Avant que le temps cesse de tourner pour nous et nos coeurs bien trop frivoles. Avant que je me persuade encore, de te pardonner et de te laisser saisir, une nouvelle chance. Avant que tu ne méprises tes lèvres, comme innocentes, aux miennes. Une ultime fois, je voudrais revivre tout ça. L'espace d'un instant. L'espace de quelques moments. Tu brisais ce silence bien trop bruyamment, les yeux avides, le souffle court ;

« Qu'adviendra t'il de nous, Avy ?
De quel nous parles-tu ?
Celui qu'on s'est acharnés à construire.
Celui que tu as su détruire, sans hésitation. »


-----De ce fait, ton regard s'est rencontré avec le mien, comme perdu. Tu dessinais chaque grain de ma peau avec tes yeux. Tes mains longeaient déjà mes courbes avec douceur, et je m'évadai sous ton aile. Tu relevais avec délicatesse, mes cheveux châtains, dévoilant l'esquisse encrée dans ma nuque. Du bist alles was ich bin. Tu es tout ce que je suis. T'encrer dans ma peau, pour que jamais tu ne me quittes, même loin. Toujours avoir une part de toi, en moi. Ne jamais pouvoir t'oublier. Tel était mon but.


Echec.

-----Je tournais minutieusement la tête en ta direction, te dévisageais. Pour me souvenir de chaque parcelle de ton visage. Capturer chaque fragment de ta peau, chaque soupçon de ton souffle, chaque perles de tes yeux, chaque nuance d'un de tes sourires. Ma main vînt se loger sur ta joue, caressant le bord de tes pommettes, protégeant tes paupières, étouffées sous une masse de khôl. Je passais une main dans tes cheveux libres, tandis que tu continuais de scruter mon visage. À cet instant là, je n'avais qu'une envie. Capturer tes lèvres, entre les miennes. Dévorer ta bouche somptueuse. Faire danser ta langue sur la mienne. Valser aux rythmes de nos corps. Habilement, je venais loger ton oreille contre les battements irréguliers qui implosaient dans ma poitrine.

« Tu entends ? Tu entends, Bill, comme j'ai mal au coeur ? »


Echec et mat.


~

# Posté le lundi 25 août 2008 08:37

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 11:48

_ - Prêtes moi tes ailes. (Partie 02) _

- Un jeudi, tard dans la nuit, chambre 326 du Großer Kurfürst Hotel, Berlin.


-----Je te voyais déjà t'en foutre plein les narines. Cet opium malsain que tu chérissais un peu trop. Je me levais péniblement du lit de cette chambre d'hôtel, dans laquelle je passais mes nuits à tes côtés, depuis de longs mois. Tu te retournais, insignifiant à mon geste, et me toiser du regard sous ce faible jour. Je saisissais ton pull, jonchant à même le sol, avant de n'entrebâiller la porte fenêtre pour me glisser sur le balcon, encore imprégné de la froideur de la nuit. Ce nuage épais de brume caressant ma peau. J'agrippais le muret, me séparant du vide, tandis que mes bases s'efforçait de me tenir debout. Un alizé inoffensif vînt se heurter à mon visage. J'en tremblais d'extase. C'était tel retrouver une liberté, la respirer à plein poumons. J'ouvrais délicatement les yeux, perdant mon regard sur la métropole Berlinoise, qui me rappela celle de ma ville natale. De longues avenues éclairées, des immeubles à perte de vues, et ce couple. Deux amants marchants, main dans la main. - cliché. Et pourtant. Pourtant, cela me rappelais cette nuit de novembre, où nous arpentions seuls, les quais de la Seine. Tu me susurrais à l'oreille tes désirs et j'en riais d'envie. L'époque où nous nous aimions est lointaine. Enfouie sous des tonnes de querelles. Ensevelie sous mes larmes. Recouverte par le temps. L'écho incertain de ta voix, me sortais de mes songes. Une énième fois.


« Descends de là, Ashley.

-----Tu avais posé mon prénom sur tes lèvres, et l'envoyer valser à mon écoute ; ta voix dure résonnant dans ma tête. Tu faisais toujours ça, quand ton inquiétude prenait du dessus.

J'admire la vue.
Tu me fais peur. »


-----Je me retournais en prenant conscience que ce que tu disais était véridique. L'effroi sur ton visage se lisait comme un livre ouvert. Je posais pied-à-terre, avançant en ton chemin. C'est face à toi que je découvris ta mine apeuré, tes mains tremblantes. Un sourire affecté se lisait sur mes lèvres. J'interprétais ton regard, comme un message au secours.

« J'ai besoin de toi. »

-----Je relevais la tête, te poignant du regard. Depuis combien de temps n'avais-tu pas prononcé des mots emplis d'amour ? Je te contournais et pénétrais à nouveau dans la chambre. Tu suivais mes pas. Je ne trépignais pas à attraper tes sacs de coke, posé sur la table en verre.


« Pas autant que tu as besoin de ça, Tom. »


-----Dans un souffle, je te balançais ces mots, tel cette poussière neutre, virevoltant entre nos regards amers.


- - - - - - - - - - - - - - - -



- Un jeudi, au crépuscule, appartement 14, rue de l'Est, Paris.


-----Les souvenirs hésitant de notre relation, flottent encore dans mon esprit. Cet endroit, où tout à débuter. Il suffisait d'un regard, pour que je comprenne tes mots. Il ne fallait qu'un baiser, pour que je décèle tes maux. Chaque murs, est imprégné de notre passion. De nos corps dénudés et de nos coeurs amoureux. J'entends encore tes fous rires, résonner dans un écho. Tes sourires timides, échappant aux murmures de mes sentiments. Et mes doigts dessinant encore, chaque courbes de ton corps.

-----C'est assis sur ce parquet brun, que je m'endors en supplice, cerné par ces tas de cartons qui me rappellent à cor et à cri, les balayûres de notre amour. Chaque boîte est songeuse à une partie de nous. De moi. Et puis, de toi... Des souvenirs rattachés au passé que mon présent consume. J'arrive encore à distinguer, l'odeur ennivrante de ton parfum. Le clair de tes yeux, qui se marier joliment avec le grain de ta peau. Et les traces lumineuses, que laissait rayonner ta chevelure dorée sur chacun de tes gestes.

-----À chaque fois que ma mémoire s'imprègne de ces souvenirs, je ne peux pas m'empêcher de penser à la façon dont tu dois être dans ses bras. Ses bras sans finesse, cristallins. Ses bras dans lesquels tu sais trouver tendresse, en m'oubliant. Ses bras protecteurs, qui t'enlace comme la maille qui me lacère le coeur. Ses bras. Ceux-là. Les siens. Et non les miens.


« Sans amour, on ne vît pas. Je ne survivrais pas sans lui. Pardonnes moi, Gustav.»


-----Tes derniers mots. Les derniers mots que tu as soufflés sur mon visage, comme on souffle sur une poussière. Les derniers mots que tu as abandonnés sur un morceau de papier, avant de t'envoler le rejoindre. Le rejoindre...

Georg.


~

# Posté le mardi 26 août 2008 07:11

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 14:56